Tresse en épi collée : les étapes pour la réussir seule

La tresse en épi collée reprend le croisement de l’épi de blé, avec seulement deux mèches de départ, mais ajoute à chaque passage des cheveux pris au cuir chevelu, comme une tresse collée. Le résultat est une tresse plaquée au crâne, du front à la nuque, qui se termine en épi libre sur les longueurs. Elle demande des cheveux assez longs pour croiser les mèches, et quelques essais avant que les gestes deviennent fluides.

Tresse en épi collée, tresse collée et épi de blé : trois techniques voisines

Une tresse collée classique se fait à trois mèches. On part du front, on ajoute des cheveux de chaque côté à chaque croisement, et la tresse reste appliquée sur la tête jusqu’à la nuque.

L’épi de blé, lui, se fait avec deux mèches seulement. On prend une fine mèche sur l’extérieur d’une mèche et on la fait passer à l’intérieur de l’autre, puis on recommence de l’autre côté. La tresse n’est pas plaquée : elle part d’un élastique ou d’une queue de cheval.

La tresse épi collée combine les deux. Le croisement est celui de l’épi, mais avant chaque passage, on rattache à la mèche de travail une petite portion de cheveux libres. C’est cet ajout qui garde la tresse collée à la tête.

Préparer ses cheveux et son matériel

Des cheveux fraîchement lavés et très glissants s’échappent des doigts. Une tresse complexe a besoin d’adhérence et de soutien pour tenir, comme le rappelle le blog professionnel de Wella, qui conseille d’appliquer un produit sur les racines avant de coiffer. Un spray texturisant ou des cheveux lavés la veille donnent plus de prise.

Démêlez soigneusement, mèche par mèche, pour que les passages ne forment pas de nœuds. Il est préférable de ne pas passer le lisseur juste avant : les effets du lisseur sur les cheveux sont connus, et la chaleur rend la fibre plus sèche, donc plus difficile à croiser.

Côté matériel, rassemblez avant de commencer :

  • un peigne à queue pour tracer la raie et séparer les sections proprement ;
  • deux ou trois pinces pour mettre de côté les cheveux qui ne servent pas encore ;
  • un élastique fin, transparent ou de la couleur des cheveux, pour la fin de la tresse.

Les étapes pour réaliser une tresse en épi collée seule

Travaillez devant un miroir, avec un second miroir derrière si possible, et gardez les bras à hauteur des épaules. Le geste ne change pas d’un passage à l’autre : seule la quantité de cheveux ajoutée varie.

Mains croisant une fine mèche pour réaliser un épi de blé

  • Section de départ. Prenez une mèche près du front, à l’endroit où la tresse doit commencer, et divisez-la en deux mèches égales, une dans chaque main.
  • Premier passage. Prélevez une fine mèche à l’extérieur de la mèche gauche et croisez-la par-dessus pour la rejoindre à la mèche droite.
  • Ajout de cheveux. Avant de recroiser, prenez une petite portion de cheveux libres du même côté, près du cuir chevelu, et joignez-la à la mèche que vous venez de passer.
  • Passage inverse. Faites la même chose de l’autre côté : une fine mèche prélevée à l’extérieur de la mèche droite, un ajout de cheveux libres, puis le croisement vers la gauche.
  • Alternance jusqu’à la nuque. Continuez ainsi, en prenant des ajouts de même épaisseur à chaque fois, jusqu’à ce que tous les cheveux libres soient intégrés.
  • Épi libre. Une fois les ajouts épuisés, poursuivez en épi de blé simple, sans rien ajouter, jusqu’aux pointes, puis fermez avec l’élastique fin.

Les mèches de même épaisseur donnent un rendu régulier. Si une mèche devient plus grosse que l’autre, ajustez dès le passage suivant plutôt qu’à la fin, car la correction se voit moins au début de la tresse.

Comptez un peu de temps pour les premiers essais : le geste devient plus rapide quand les mains savent d’avance quelle quantité de cheveux ajouter. Une tresse faite en dix minutes sans précipitation sera plus nette qu’une tresse bâclée en trois minutes, et elle tiendra plus longtemps sur la tête.

Si la tresse penche d’un côté, c’est souvent que la raie de départ n’était pas droite. Reprenez la section de départ plutôt que de poursuivre : un décalage au front se répercute sur toute la longueur.

Variantes : double tresse, côté et cheveux plus courts

La double tresse en épi collée se prépare avec une raie centrale. On trace la raie du front à la nuque, on attache un côté avec une pince, et on tresse l’autre côté en suivant la ligne de la raie. Les deux tresses doivent partir au même niveau pour que la coiffure reste symétrique.

Double tresse en épi collée de part et d'autre de la raie

Pour une version sur le côté, on déplace la raie et on fait partir la tresse de la tempe, en descendant vers l’épaule opposée. Ce montage fonctionne bien quand on veut dégager le visage sans tout attacher.

Sur des cheveux mi-longs, le principe est le même, mais l’épi libre est plus court. Si la longueur ne permet plus de croiser les mèches au bout, arrêtez la tresse plus tôt et fixez-la avec un élastique fin. Sur cheveux très courts, il est difficile de croiser les mèches : mieux vaut viser une tresse collée courte, limitée à la zone avant du crâne.

Pour une cérémonie, la tresse peut s’inscrire dans une coiffure plus travaillée : une coiffure pour la mère de la mariée peut intégrer une tresse plaquée sur un côté. En hiver, elle se glisse aussi sous un bonnet, et la coiffure à choisir avec une chapka tient mieux quand les cheveux sont déjà plaqués.

Les erreurs qui empêchent la tresse de tenir

Trois erreurs reviennent presque toujours dans une tresse en épi collée.

La première est de prendre des mèches trop épaisses. L’effet d’épi disparaît, et la tresse ressemble à une natte ordinaire. Mieux vaut des prélèvements fins et réguliers.

La deuxième est d’oublier l’ajout de cheveux à un passage. La tresse décolle alors du crâne à cet endroit, et il faut souvent la défaire sur quelques croisements pour corriger. Gardez un rythme simple : prélever, ajouter, croiser, à chaque fois.

La troisième est de serrer trop fort. Une tension constante sur les racines peut, à la longue, fragiliser le cuir chevelu. Les sites de santé décrivent l’alopécie de traction, qui apparaît après des coiffures très serrées portées de façon répétée, avec des rougeurs et des cheveux plus courts le long de la lisière frontale et des tempes. Elle se soigne quand elle est repérée tôt, alors qu’à un stade avancé la perte de cheveux peut devenir définitive. Une tresse qui tire ou qui fait mal doit être desserrée.

Finitions et tenue dans la durée

Une fois la tresse fermée, étirez délicatement les mèches de chaque côté, en tirant sur les bords des croisements. Cette technique donne du volume et adoucit l’aspect, surtout sur des cheveux fins. Commencez par le bas, puis remontez vers le front, sans trop tirer pour ne pas défaire les ajouts.

Sur des cheveux fins ou courts, il peut manquer de matière pour que l’épi soit visible. Dans ce cas, le choix des extensions de cheveux permet d’épaissir la partie libre de la tresse sans augmenter la tension à la racine.

Pour la nuit, une taie d’oreiller en satin ou un foulard doux limite les frottements. Au démontage, défaites la tresse en partant de la pointe et remontez vers le front, avec les doigts, puis démêlez de bas en haut pour éviter de casser les longueurs.

Une tresse bien préparée se garde plus longtemps qu’une tresse faite à la hâte. Dès que les racines tirent ou que les mèches se détendent, il vaut mieux la refaire que de la resserrer.

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